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04 Avril 2025 à 22:26:30

Izazen  |  Au jardin des pensées et philosophies  |  Yi-King : Le livre des transformations  |  Hexagrammes à lire (Modérateurs: Izazen, Guy H)  |  Fil de discussion: Puiser jusqu’à l’harmonie. Guy H et 3 Invités sur ce fil de discussion. « sujet précédent | | sujet suivant »
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Auteur Fil de discussion: Puiser jusqu’à l’harmonie.  (Lu 21 fois)
Guy H
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" Source d'inspiration nous sommes "


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Puiser jusqu’à l’harmonie.
« le: Aujourd'hui à 01:28:50 »


 


48, le puits et
11, paix, prospérité, alliance ou équinoxe de printemps.


De puiser à une source,
de fait, les souffles s’attirent, se croisent, s’unissent.
Une poussée chaotique et comme l’indique le 5èm trait du H11 :
Fondamentalement faste.


De puiser à une source,
de fait, les souffles s’attirent, se croisent, s’unissent pour nourrir.
Quoi de plus normal que de partager de l'harmonie.



https://astropalais.forumactif.com/t273-48-le-puits

48, le puits, source de vie.

Le trigramme Bois soulève celui de l’Eau, c’est le puits.
Le bois pénètre au fond de l’eau et la remonte en surface.

Les mots : quête de la vérité – sagesse – vision – connaissance intuitive – retour à la source – accès au fond des choses.

Mais aussi :
Puits. En bon ordre, régulièrement. Terrain carré divisé en neuf parties égales, comme le caractère Jing.

Autres symboles :
Le puits et ses huit familles - un terrain divisé en neuf parties égales avec le puits au centre - l'espace vide autour duquel s'organise la vie - organisation, ordre et partage des taches - pénétrer, communiquer, traverser librement.

Le Ricci : le puits, moment où il faut descendre dans les profondeurs où il faut capter ce qui vivifie sans s’épuiser.


Le Ciel antérieur du H48 est le H19, l’approche, une approche appropriée d’aller à la source, (est-ce en son enfant intérieur ?)
et Carl Gustave Jung d’avoir une belle citation de ce que l’on peut faire remonter d’une source intérieure:

" De sa main m’est venu tout l’inattendu, tout le vivant.
C’est cet enfant que je sens en moi comme source éternelle de jeunesse."


Le Livre présente seulement deux hexagrammes-outils.
H48 le puits H50 le chaudron.
Succession des hexas : le H47 l’accablement ou épuisement a fait suite
à une trop grande élévation (H46) qui appelle au H48 d'affronter les profondeurs du puits. Après tout épuisement, une grande soif apaise.

Comme toute lumière doit se ressourcer,
 pas de temps pour se reposer,
 et se préparer à plonger en cette eau du puits !Il n’y a rien à créer mais de puiser et entretenir ce puits.
Le puits est une structure collective à garder intacte comme une corne d’abondance à préserver.

Carol K.Anthony et Hanna Moog apportent un plus à la phrase du livre :
" ils vont et viennent et puisent au puits ", indique que le Yi King est une source sûre de nourriture, auprès de laquelle on peut aller et venir librement. Qu’une personne « puise au puits » dépend entièrement de son libre arbitre.
 C’est une source sûre, car y puiser requiert de
« se tourner vers l’intérieur » afin de découvrir ce qui est harmonieux et
 ce qui ne l’est pas. "


Soit on pense dans sa vérité intérieure, soit dans celles des traditions
et la pensée de ses ancêtres.


Le puits symbolise plus largement le centre autour duquel se met en place un réseau de relations, de communication, de solidarité qui permet une saine circulation du vivant.

Depuis tous les temps, l’eau, c’est le sentiment d’une appartenance commune pour tous.
De plus en ce lieu, le puits où tout le monde vient y puiser son eau quotidienne,
est un centre caché qui sécrète des liens,

il y a un pouvoir manifeste avant de puiser, celui d’échanger,
on communique avec tous ceux qui viennent aussi puiser,
attendant leur tour de plonger leur seau (de bois) signe de vie.

En tout point d'eau, des personnes qui attendant leur tour,
palabrent et de communiquer sur tout et de rien, ils puisent en eux
avant même de puiser concrètement.

L’eau (ou toute parole) va devenir nourriture et se diffuse déjà dans la communication.

A défaut de lumière partageons l’eau de clarté….
mettre en place une circulation régulée des flux à partir de ce point central que représente le puits, d’en faire le « cœur énergétique » d’une distribution généreuse, harmonieuse, ordonnée.

Ma Deva Padma d’écrire ainsi :
 
" Boire à la source de la clarté
qui se trouve dans les profondeurs de l’être,
 c’est connaître le goût du Tao.
Il est accessible à tous ceux qui ont soif et acceptent
de plonger au cœur d’eux-mêmes pour s’y désaltérer.
Une fois que vous aurez goûté aux eaux claires de la source,
 vous y reviendrez souvent.

Elle est la source qui désaltère et rafraîchit,
celle qui coule éternellement comme une fontaine limpide
tout au long de l’existence. "


L’eau est le bien partagé de tous les êtres,
 leur ressource cachée, leur nourriture.
Le bois est la constance qui pousse à croître et à s’établir dans la forme.
Le bois est à l’intérieur : pression insistante de ce qui dure et
 par quoi on s’élève.
L’eau est au-dessus (du trigramme bois) : convergence silencieuse de ce qui travaille et qui peine.

Rober Fisher de faire un rapprochement avec un pommier :
"Ce pommier est beau, épanoui et porte des fruits qu’il donne librement.  Il fait exactement ce que les pommiers sont supposés faire,
 il réalise son potentiel au bénéfice de tous. "


H48. Le puits, son image est symbolisée par un treuil et son bâti.
Tout peut changer de place, excepté le puits,
le plus précieux des biens dans un village.

Une grille composée de deux traits horizontaux et deux verticaux, symbolise aussi ce H48, une division de parcelles de terrains et au milieu le puits qui ne sera plus déplacé, on peut déplacer un village mais pas le puits.
Cette division est également un partage dont la seule parcelle centrale est
réservée pour installer ce puits.

Le but du puits est d’être utile aux êtres, il détient la Source de la Vie.
Comme l’eau monte dans la plante et lui permet de se développer.
Elle s’élève cette eau de même le long du puits
pour se répandre à l’extérieur.

Ainsi la vie se propage-t-elle
au dehors tout en gardant le lien avec les profondeurs ?
Une quête de vérité pour dénouer est lancée.

Dans la société humaine, l’eau ne devient pas nourriture sans effort.
Le travail des hommes est nécessaire
pour que les puits soient construits
 et toutes irrigations mises en place.
Le puits est ainsi le symbole de l’organisation collective
 qui semble avoir prévalu dans l’ancienne Chine.

Marguerite de Surany en « Le perpétuel devenir » apporte un plus à ce puits :
"Dans l’antiquité on s’établissait autour d’un puits et l’on partageait les lots de terrain qui l’entouraient entre huit familles.
Huit étant le nombre symbolique de l’équilibre cosmique.
[chiffre emblématique en Chine]
Le puits est le symbole de la permanence de la forme :
« on ne déplace pas le puits » et
« il ne perd pas et ne gagne rien », disent les textes.
Par contre, « le hameau ou village peut être déplacé »,
et voici les forces de ceux qui habitent le village d’entrer en mouvement.


De plus si les lots en un village étaient divisés en neuf parties
 (si possible égales) avec une place réservée au puits
on dit que l’ordre est respecté, la place du puits dans le village est comme sanctuarisée.

Si l’eau est donc le sentiment d’une appartenance commune –
 encore faut-il transformer cette intuition en communauté effective.
Tout pays est comme un corps dont les forces œuvrent en symbiose,
 où chaque être a sa place
en tant que source et soutien pour les autres.

Atteindre cette source dans un but d’harmoniser une union en devenir ?
Un guide d’être à l’œuvre le H11.
Des évènements fort en harmonie sont concentrés en cet hexagramme,
où Yin et Yang de s’interpénétrer et selon un adage Soufi :


" Pourquoi les orages existent-ils ?
A cause de la passion du ciel pour la terre. "


Et le guide " en pleine harmonie ",
tel qu’une paix, invite à puiser une harmonie,
 la sortir du puits dans un moment favorable.

Serait-ce un non-agir à engager ?
D’où découlerait un lâcher-prise, paisiblement à la suite d’une méditation. Lèvres scellées

Le H11 l’explique très bien.




https://astropalais.forumactif.com/t1338-11-la-concorde

11, générer la paix ou faire prospérer, force du cœur, accompagner un flux printanier.

Le trigramme Ciel est surmonté du trigramme Terre.
Les éthers du ciel et de la terre s’unissent et s’harmonisent.
Nous sommes dans l’émerveillement de l’harmonie et son expansion.

Les mots : harmonie – équilibre- perfection- stabilité – sentiment de bien-être, conditions favorables- expansion.

Mais aussi :
Grand, éminent. Suprême, extrême. Très. Paisible. Excessif, fastueux, prodigue.

Le Ricci : prospérité, développement harmonieux, moment où les contraires communiquent.
Le Ciel antérieur au H11 est le H53 le progrès graduel et avancer peu à peu.
C’est une prospérité réelle dont il est question qui a pour finalité les épousailles, celui du Yin avec le Yang, Ciel et Terre.


Quelle bien belle image qu’un accord harmonieux soit entre yin et yang, c’est un printemps.

D’abord il faut se visualiser les deux éléments qui composent cet hexagramme.
En bas ; dans les 3 traits du bas, que des traits Yang, se trouve l’image du Ciel
 et en haut dans les trois traits yin, c’est l’image de la Terre.

Comme la nature du Ciel et son mouvement est d’aller vers le haut,
 et la nature de la Terre a son mouvement de s’enfoncer en terre,
ces deux éléments fondamentaux s’épousent étroitement
 en un mouvement si harmonieux qualifié par un mot:
  prospérité.
Contexte d’échange où la rencontre entre Ciel et Terre permet l’exubérance printanière.

On dit qu’il y a une harmonie complète et toute expansion
est favorisée alors que les éléments néfastes
sont refoulés naturellement et rien ne favorise leur développement.

En l’idéogramme chinois de très belles et grandes idées sont contenues.
Un homme en haut dispose de ses deux mains pour cultiver (son champ de riz)
et d’eau (en bas de l’idéogramme) pour l’irriguer.
C’est là le symbole de la "paix dans le travail ".
Quand le grand et le petit vont devant l’un de l’autre, l’harmonie est globale.

Le H9 parle aussi de champs verdoyants où
l’on y travaille (la soie par exemple) !
Le H11 évoque ciel et terre, on y travaille selon le temps,
 les mouvements de la nature et de favoriser
un épanouissement visible surtout au printemps.

Ciel et Terre communiquent, Yin et Yang de s'unir,
 favorisant la floraison de tout ce qui pousse à travers les saisons.
Cette prospérité est liée à un moment parfait que je définis par
  " les épousailles "
 entre ces deux éléments forts.
Cette prospérité est décrite comme un moment
riche de possibilités et de tranquillité.
C’est se laisser porter par un large courant de renouveau et la saison la plus prospère est le printemps.

" La prospérité ne vient pas d’un remplacement du Yin par le Yang,
 mais de la compénétration féconde entre le souffle créateur du Ciel
et le pouvoir germinateur de la Terre. "
De Pierre Faure.

C'est gouverner les éléments Yin et Yang, les plus opposés et complémentaires
et d'œuvrer face aux forces de méditation qui s’engagent.


Le conseil donné par le H11 est un parfait équilibre qui
s’instaure entre les polarités Yin et Yang au printemps.
Le cycle poursuit son déroulement jusqu’à ce que les positions
s’inversent lors de la séparation automnale, sachant aussi qu’après vient le H12
et les éléments de se séparer.

H11. Prospérité est un contexte d’échange, où la rencontre entre
 Ciel et Terre permet l’exubérance printanière (un peu de folie ne nuit pas)
puis, les relations se durcissent (comme les conflits)
 et au fil du temps, les difficultés apparaissent,
deviennent des récoltes bonnes ou mauvaises.
Le rassemblement de gens entre eux contribue à ces récoltes.

Pas simple de prendre conscience à se conduire en harmonie
 avec le Tout cosmique qui s'imprègne en tout hexagramme
ainsi d'éprouver un bien être.
  Lèvres scellées

Comme la nature du Ciel et son mouvement est d’aller vers le haut,
 et la nature de la Terre a son mouvement de s’enfoncer en terre.
Ces deux éléments fondamentaux s’épousent en un mouvement si harmonieux
 la prospérité de naître.

On dit qu’il y a une harmonie complète et tout expansion
est favorisée alors que les éléments néfastes
sont refoulés naturellement et rien ne favorise leur développement.

Une belle citation de Jean Lévi dans « Les Fonctionnaires divins » :

  " La seule conformité aux rythmes saisonniers
le métamorphose en roi,
car il accomplit par ce seul geste un acte de gouvernement  ".


Un nouvel espoir est né, la paix est la bienvenue.
Le cycle du temps met en valeur le bien-fondé de l’unité des contraires.
C'est ce qui guide de ne pas faire d’effort au départ d'un long périple, un marathon de la vie.

Persévérer dans une réflexion fait qu’elle aboutit au concret.
C’est qu’il est bon de méditer à propos de situations paradoxales présentées
 par le Livre des Changements,
développer du Yin mais en garder très haut du Yang.


Connaître les transformations auxquelles chacun fait face chaque jour,
c’est prévoir mais lorsque la puissance céleste "s’en mêle"
alors la paix est à la portée de chacun et se doit d’être installée.
C’est cela aussi freiner si tout s’emballe comme au début d’une saison.
 
En toute méditation, tout s’accroît et lorsqu’un projet est sur le point d’être lancé, contrairement aux difficultés que l’on appréhendait,
 il s’ensuit une satisfaction .

De porter notre regard sur la succession constante des changements
permet de rester en harmonie croissante, décroissante.
Ainsi connaître les personnes partageant des aspirations d’harmonie
est aisé comme d’autres étant sous l’influence de fils invisibles,
imprévisibles pas forcément en harmonie,
c’est la vie.
A la fin du H11 cette citation énigmatique
" le rempart fait retour au fossé. "

En ce H11, est exprimé la patience récompensée d'une épousée. Lèvres scellées
Un nouvel espoir est né, la paix est la bienvenue.
Le cycle du temps met en valeur le bien-fondé et l’unité des contraires.

D’ailleurs persévérer dans une réflexion fait qu’elle aboutit à du concret.
C’est qu’il est bon de s’approprier toutes les possibilités offertes
à commencer par développer du Yin mais en garder très haut du Yang.

Cette association H48 et H11 est à rapprocher à cette pensée :

" Ô qu'il est bon d’accomplir en pleine confiance en puisant. "
L’activité Yang perdure par l’action conjuguée du Yin
et la prospérité est pérennisée.
 Il y a une alliance forte lorsque Yin et Yang se mélangent harmonieusement.

 "L’équilibre, est à la fois paisible et puissant.
L’idée et sa réalisation est un patient travail.
Ainsi naît l’harmonie."

Paco Alpi et Alain Constantin dans "le Mémoire de la Mue".

De plus si une alliance entre Ciel et Terre prend forme,
l’union est efficace et entraîne une constance efficace.

Comme s’approchaient si près de la nature les Rois d’antan (les Sages)
 avec un art de s’accorder aux mouvements de l’univers…
c’est la condition d’une croissance pérenne.

Le flux vital poursuit un éternel chemin…
celui de voir grand et de réaliser de manière universelle.
On peut apparenter cette situation comme réfléchir soigneusement à
tout acte à prendre et faire retour à de l’harmonie.

 C'est le principe du Livre.
On peut avancer qu’un rythme juste doit être développé,
une attente soutenue
et comme par " un déclic " :
 d’engager une réaction énergique, le yang d’être libéré harmonieusement.
 
A chacun d’en ressentir ces moments subtils
comme des mémoires de survenir en un regard agréable
lorsqu’il reflète un espoir, une paix, une sérénité.
 Il est prêt à regarder l’harmonie avec un œil tout neuf
 la pérenniser en soi.

Jacques.E.Deschamps en son ouvrage
apporte un plus au mot HARMONIE.
("  64 réponses pour ouvrir sur soi
et la vie les portes de la sagesse. ")

« Le visible ouvre nos regards sur l’invisible. »
Anaxagore.

Mille chemins menant en terre de lumière et cependant l’aveugle est le seul à les voir !
Mille remparts cernant le château de l’amour et pourtant aucun mur, pourtant aucune porte !
Mille arbres constituant la forêt du savoir et l’on n’y voit jamais que mille grains de sable !
Mille fois mille voix qui chantent la sagesse et l’on n’entend jamais que l’écho du silence !
Mille fois mille mots dans le livre du Verbe, mille fois mille mots sur mille pages blanches !

Marcher sur un chemin invisible et, pourtant, garder en son esprit le but de son voyage, boire l’eau du désert, franchir le mur sans porte, écouter le silence et le chant du silence, se taire et, se taisant, être l’écho du Verbe, voici ce que le sage ou l’enfant malhabile accomplit sans effort et sans même y penser.

Tout cela peut sembler un peu trop mystérieux.

En vérité, c’est simple : il suffit de sentir, de ne pas trop penser, d’entendre son instinct.
Pourquoi do, pourquoi mi, pourquoi blanc, pourquoi noir ?
Pourquoi le cœur bat-il quand les poumons respirent ?
Pourquoi le feu et l’eau, pourquoi l’homme et la femme ?
Une ligne brisée, deux carrés s’entrechoquent, une ligne courbée, deux cercles s’entremêlent, une sinusoïde et deux formes s’emboîtent, les contraires sont faits pour s’engendrer l’un l’autre.

Être soi, ce n’est pas s’imposer à autrui, c’est se sentir en lui et le sentir en soi.
Quand l’esprit et le cœur deviennent ennemis, on en perd le sommeil, le corps tombe malade.
Quand la cime et l’abîme ensemble se confondent, la glace fond et l’eau va nourrir l’océan.

Engendre l’harmonie du seul fait d’être soi,
tout cela est aussi simple que RESPIRER.


Le symbolisme aide à prendre conscience de pérenniser en soi cette harmonie
puisque après avoir remonté l’eau d’une source,
s’ouvre un havre de paix, Terre et Ciel d’offrir
des « épousailles » bienvenues.


De cette association H48 et H11
les trigrammes ont un symbolisme très fort.

H48 : le trigramme Vent (ou bois) est en bas surmonté du trigramme Eau.
H11 : le trigramme Ciel en bas est surmonté du trigramme terre.

H48 : Un seau en bois remontant de l’eau, image trop simple et au figuré,
on remonte la vie mais encore faut-il descendre en un puits
 (au préalable nettoyé),
à cette source inconnue de tout quidam.
Cela secoue l’entendement humain,
y descendre certes mais pour en remonter quoi ?
Du Yang, du Yin ? Les deux !

H11 : C’est la terre " nourricière " le yin qui finalise un partage encourageant.
Il descend à la rencontre du ciel, yang.
Il est dans sa pleine représentation de réceptivité, à l’extrême, il est accueilli par un ciel…demeurant en bas, le H11, on y voit une place haute occupée par le Yin, à la terre qui attendait comme un commandement venant du ciel :
«  allez, vient t’installer, je t’accueille ! »

La terre d’intervenir par le haut et le ciel par le bas
c’est une prospérité d’advenir, une fécondation,
acceptant tout ce qui va et vient en elle.
C’est le plus beau don de soi. C’est de l’harmonie.

Ceci n’est possible que dans une attitude réceptive
bien entendu, car si fermé soit-on intérieurement,
comment pouvoir alors entendre le conseil de cette étude ?
Puiser et partager de l’harmonie.

[Aparté :
Conseil qui n'est pas forcément entendu par un despote,
un pervers narcissique bien connu, qui
ne sachant pas que parfois en une action impulsive soit-elle forte,
 on obtient l'effet inverse que celui pensé à l'origine.]


Tout de même une grande confiance s'installe à tout un chacun
qui puise autant d’eau que de paroles, en ce qui vient.
" …/…La parole est nourriture, forte idée, la nourriture devient souffle, inspiration vitale, c’est pourquoi il convient de veiller à les mesurer, pour qu’elles soient justes, équitables et substantielles."

 Le sage veille à ce qui entre et sort de sa bouche spontanément,
pourquoi en serait-il oppressé ?
Sa sagesse lui a permis quoique étant enfermé, d’être au diapason de toute expansion qui surgit de son seau, de son saut.

A-t-on assez plongé en la source ?
L’importance du plongeon en l'immense flux universel,
implique de fait une parole sereine
pour déclencher un élan de créativité,
 d’émotions et pourquoi pas de profonds changements.

Puiser une eau claire, la remonter des profondeurs et de la voir exposée au grand jour en paroles. Serait-ce des réflexions qui ont fait leur chemin en la nuit ?
Et les choses de n’être plus tues !

Gaston Bachelard de nous donner une citation comme conclusion à cette étude :
" Où est notre première souffrance ?
C’est que nous avons hésité à dire.
Elle est née dans les heures où nous avons entassé en nous des choses tues."




 

Guy H

[Aparté : A signaler qu'il n'y a aucun rapprochement à des événements actuels, et si cela était, complètement fortuit cela serait, car les baguettes utilisées apportent chaque jour des hexagrammes de manière aléatoire pour cette étude.]
Journalisée
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